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Grâce au travail pionnier de nombreuses structures se revendiquant d’une économie sociale et solidaire, aujourd’hui, de plus en plus de consommateurs ont pris conscience qu’en achetant un bien ou un service, ils déterminent aussi les conditions de travail de ceux qui les produisent et les vendent, le respect ou non de l’environnement, la possibilité ou non de les recycler et que cela avait un impact sur nos sociétés.

 

Le développement de produits étiquetés ‘bio’ ou ‘équitable’, la multiplication des labels et certifications témoignent de la croissance d’un nouveau type de positionnement commercial, économiquement prometteur comme le montre l’évolution des offres marketing de la grande distribution exploitant ce nouveau segment de marché, dans un seul objectif de rentabilité économique.

Pendant ce temps, limitée dans leurs moyens, les petits acteurs du commerce responsable, qui cherchent à articuler viabilité économique et utilité sociale – qui passe par un important travail de sensibilisation et d’explication, par la reconstruction de filières locales, par une répartition plus équitable de la plus-value sur l’ensemble de la filière… – peinent à pérenniser leur modèle économique et à intégrer ce nouveau marché qu’ils ont pourtant contribué à faire naître.

A Marseille, où ces acteurs sont nombreux, les offres sont dispersées et la rencontre avec les consom’acteurs se fait essentiellement par effet de réseaux. Compte-tenu de la cherté des locaux commerciaux, les boutiques éthiques sont souvent petites et relayées dans des rues peu passantes, pour une grande part concentrées sur le secteur de La Plaine / Cours Julien en centre ville, seul lieu ayant réussi à se créer une visibilité sur ces thématiques. Cela réduit ce type de consommation à une image confidentielle, avec pour conséquence de brider leur développement économique d’une part, et de freiner la diffusion des habitudes de consommation responsable d’autre part.

Refusant la logique de concentration du capital, ces acteurs cherchent aujourd’hui de nouvelles formes de coopération économique leur permettant de passer un effet de seuil, afin d’être plus visible et plus lisible vis-à-vis du grand public. L’un des enjeux majeurs pour assurer leur développement économique est aujourd’hui de permettre un regroupement ‘physique’ dans un même lieu avec les objectifs suivants :

  • rassembler les offres de consommation responsable dans un même espace, qui soit à la fois plus convivial et mieux adapté tout en restant financièrement accessible, afin de s’ouvrir d’avantage vers le grand public et de résoudre collectivement les limites logistiques à leurs actions,
  • se donner les moyens d’une nouvelle centralité propre à améliorer la lisibilité et la visibilité de leurs actions,
  • renforcer la cohérence de leurs partenariats institutionnels ou privés, tant dans leurs modes de financements (hybridation des ressources) que dans leurs capacités à devenir de vrais interlocuteurs économiques des politiques publiques,
  • développer les pratiques de coopération économique entre acteurs intervenant sur les mêmes thématiques dans une logique de structuration de filières.

 

Plus de 50 entreprises commerciales ayant comme activité principale le commerce équitable, les énergies renouvelables, les circuits courts de distribution, les finances solidaires, le tourisme solidaire, l’agriculture bio, les produits de cosmétique/bien être, les entreprises d’insertion… sont potentiellement concernées par la CCR. A cela s’ajoutent tous les acteurs du commerce responsable nationaux qui pourraient saisir cette occasion pour s’implanter sur Marseille.

L’association Regain se propose de porter la phase pré-opérationnelle d’un projet de création d’une cité de la consommation responsable à Marseille et de créer les conditions de réussite de ce projet.

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